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Dameurs : les rois de la piste
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Dameurs : les rois de la piste

«Comme les agriculteurs, nous sommes tributaires du climat et, qu'il y ait de beaucoup de neige ou juste quatre flocons comme cela a été le cas lorsque nous avons ouvert le 18 décembre, nous sommes obligés de nous adapter.» À en croire Akim Boufaïd, directeur de Guzet-Neige, les responsables des stations de ski doivent, «depuis une dizaine d'années», faire face à une «forte pression», notamment économique, pour assurer les meilleures conditions de glisse à leurs clients. Y compris, comme lors de la quinzaine précédente, lorsque les circonstances ne sont pas des plus favorables.

«Avant, on ne se posait pas la question. Aujourd'hui, la moindre fenêtre pour travailler la neige est optimisée», assure-t-il. Les évolutions technologiques permettent, en effet, de mieux connaître la neige et ses réactions, et donc de savoir comment la récupérer, où la stocker, de quelle façon la pousser et, surtout, de quelle manière doit s'effectuer le damage des pistes. «La météo et la nivologie nous donnent les bases de ces savoir-faire. Ensuite, c'est l'expérience de chacun qui parle», indique le directeur de la station du Couserans.

Lequel, avec ses équipes, a su préserver l'essentiel pour assurer une ouverture, même minimale (trois pistes sur les derniers jours), pendant toute la durée des vacances. «C'est vrai qu'il manque un vrai coup de froid — c'est-à-dire -5, voire -6 °C, ce qui veut dire de la neige dans les vallées — pour que nous puissions vraiment lancer notre saison. Car s'il fait froid, nous pouvons faire tourner les canons et avoir la neige de culture qui va garantir l'ouverture», explique Akim Boufaïd.

Ce sont ensuite les pisteurs qui, en fonction de l'enneigement et de l'état de la neige, et sur la base des conditions météos, vont participer à l'élaboration du plan de damage. «C'est-à-dire que nous indiquons aux dameurs où, comment et à quel moment de la nuit ils doivent passer. Mais le chef dameur est autonome en dernier ressort pour modifier le plan établi si cela est nécessaire», détaille le directeur de la station.

Et dans sa machine, le dameur n'a que quelques instants pour s'assurer dans son rétroviseur que les réglages sont les bons. «Il doit très vite s'adapter s'il voit le moindre problème. Car la règle d'or du dameur est de ne pas repasser à un endroit», lance Akim Boufaïd. «C'est un travail de précision qui peut parfois se jouer au centimètre près», poursuit-il.

Les dameurs constituent donc un élément central dans la chaîne complexe de la conservation de la neige. Les rois des pistes ? «Non, quand même pas», sourit Akim Boufaïd en ajoutant : «Mais c'est vrai qu'ils sont privilégiés au niveau du matériel dont on veille à ce qu'il soit le plus performant possible».

Mais l'aspect technique n'est rien face à une météo capricieuse. Car le directeur de Guzet-Neige est formel : «Il ne faut jamais oublier que la nature est toujours la plus forte».


Repères

Le chiffre : 4

ans >pour former un dameur. Pendant une semaine, le dameur est formé à l'utilisation de la machine. Ensuite, sous la houlette d'un «ancien», il va «tourner» sur les pistes pour en connaître le relief par cœur afin d'être le plus efficace possible.

« Damer la neige est un travail de précision qui peut parfois se jouer au centimètre près. »

Akim Boufaïd,

directeur de Guzet-Neige

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